jeudi 13 mars 2014

11 mars (Kyoto)

Encouragé par un temps splendide, je suis parti à la découverte du vaste complexe de temples zen "Myoshin-ji". Plus de 40 sous-temples entourent le temple principal dans ce qui représente une ville dans la ville. Les moines vivent dans les sous-temples, mais peuvent participer à des activités communes dans le temple principal et notamment son grand hall des sermons. 

    l'entrée dans le complexe




    la fenêtre d'une maison de thé qui éclaire tout en préservant l'intimité








Le plafond du hall des sermons (qui peut accueillir 1000 moines) est décoré par une immense peinture réalise vers 1650 et représentant un "dragon dans les nuages". La légende raconte que le peintre ayant reçu la commande de peindre un "vrai" dragon aurait pratiqué la méditation zen pendant 3 ans jusqu'au moment où un dragon lui serait finalement apparu ! Le peintre aurait mis 2 autres années à réaliser son oeuvre... La particularité de la peinture est que le dragon semble vous suivre au fur et à mesure que vous vous déplacez dans le batiment. 




    les plus observateurs auront remarqué la pierre suspendue dans le but d'infléchir une branche


Après cette longue promenade dans ce lieu magique, j'ai rejoins le fameux temple de Ryoan-ji, célèbre pour son jardin sec. 



La tradition des jardins secs, caractéristique des temples zen, a été créée en opposition aux luxuriants jardins de tradition chinoise qui prévalaient dans l'aristocratie japonaise. Si l'agencement des pierres fait l'objet de nombreuses interprétations contradictoires, il y a consensus sur le fait que leur simplicité est une invitation à la concentration et à la méditation sur le sens de la vie. Le jardin sec de Ryoan-ji, l'un des plus renommés, a été créé à la fin du 15ème siècle. 







    je regrette un peu d'avoir laissé mon livre de pélerin en France, car j'aurais pu y faire apposer un "tampon" signé à la main

J'ai continué ma promenade vers le le temple de Kinkaku-ji et son célèbrissime pavillion d'or, déjà vu en 2005 mais que j'avais envie de revoir. Malgré les hordes de touristes, l'endroit reste magique. 

    le billet d'entrée







Affamé par cette longue marche, je me suis rendu dans le restaurant de cuisine végétarienne boudhiste "Izusen" pour y déguster un repas composé autour du "yuba", spécialité de Kyoto. Le yuba est encore très peu connu en France. Alors que le tofu est du lait de soja caillé, le yuba est la peau qui se forme au dessus du lait de soja lorsqu'on le fait chauffer à 90°. Cette peau, qui est un concentré de protéines (50%) est très consommée au Japon. On peut le consommer frais (c'est le meilleur), mais on le trouve surtout en magasin sous forme de yuba sec qu'il faut réhydrater avant de le consommer. 

   une feuille de yuba

    le repas commence par un bol de thé vert, heureusement accompagné d'un wagashi

    1er service (vous remarquerez la brochette de yuba frit à la confiture de prunes : excellent !)

   2ème service

    roulé de yuba

    3ème service : sushi de yuba

Je vous épargne les autres services (il y en avait 6 en tout...). Revigoré par cette étape gastronomique, j'ai poursuivi ma marche dans le complexe zen de Daitoku-ji que j'avais découvert en 2012.  




Pour finir, une devinette : quelles sont les jours d'ouvertures de ce service ?

    ouvert du lundi au samedi sauf les mercredi et samedi après-midi. Facile....

    et pour rassurer ceux qui craignent que je meure de faim, mon dîner de zaru soba (nouilles de sarrazin froides)

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