mercredi 19 mars 2014

17 mars (Naha - archipel des Kerama, île de Zamami)

Après avoir passé une bonne partie de la matinée chez un dentiste heureusement parfaitement anglophone (pour traiter un début d'abcès sur une dent un peu fragile), j'ai déjeuné au marché aux victuailles de Naha. Les petits stands de restauration se trouvent au 2ème niveau du marché et les clients peuvent acheter leur poisson et leurs légumes au rez de chaussée et se les faire livrer en caisson isotherme (sic) à l'étage supérieur pour y être cuisinés. Le restaurateur facture alors un prix forfaitaire pour la préparation les produits basiques fournis (riz, soupe miso, sauce soja...). Pour ma part, je me suis contenté de commander sur la carte... Heureusement qu'il en existait une en anglais car les clients japonais se contentent d'inscriptions fixées au mur.



Le marché regorge de produits surprenants : poissons de toutes les couleurs et aux formes parfois étranges, mollusques gros comme un gant de boxe, algues et autres préparations difficilement reconnaissables.






J'ai ensuite pris un taxi pour rejoindre le port où j'ai embarqué à bord du catamaran "Queen Zamami Express" pour une traversée de 50 mn à destination de l'archipel des Kerama et plus précisemment de l'ile Zamami, 40 km à l'ouest de Naha. Cette petite île, comptant 600 habitants et très peu de voitures, est particulièrement connue comme étant un site de plongée sous-marine et le lieu de départ d'excursions à la découverte des baleines à bosses qui font escale (pour frayer ou mettre bas leurs petits) dans ses eaux tempérées de janvier à avril. 

L'architecture du port et seul village de l'ile est, comme partout ailleurs au Japon, anarchique et sans grand intérêt (euphémisme...). Il y règne toutefois une ambiance décontractée et nonchalante qui ne manque pas de charme. Ici, on prend son temps... L'ile, qui vit largement du tourisme, attire d'ailleurs beaucoup de jeunes Japonais à la recherche d'une vie différente de la frénésie et du consumérisme qui caractérisent les grandes villes. C'est le cas du jeune propriétaire  - parfaitement anglophone - de la pension où je me suis installé. Venu rendre visite à des amis, il n'est jamais reparti. La pension est très simple, avec des chambres à tatami où l'on dort sur des futons posés à même le sol. C'est un peu bruyant car les portes sont des panneaux coulissants en papier de riz et les cloisons en contreplaqué très mince. La pension ne servant pas de petit déjeuner, je suis aller "faire le plein" dans la minuscule supérette du village.

   ma pension est le bâtiment blanc au milieu de la photo

Malgré un temps un peu couvert, une première promenade sur l'ile m'a permis de reprendre contact avec la nature et certains de mes sujets favoris de photographie.m









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