jeudi 20 mars 2014

18 mars (île de Zamami, archipel des Kerama)

Ma matinée à été consacrée à une sortie en mer à la recherche des baleines à bosses. L'hiver, celles-ci descendent de la mer de Bering et des iles aléoutiennes vers les eaux des iles Kerama. Elles font ainsi un trajet de 5000 km en un mois et demi. Les baleines viennent dans les eaux chaudes et calmes des iles Kerama pour se reproduire et mettre bas, puis elles repartent vers le nord pour se nourrir dans les eaux froides et riches en plancton de la mer de Bering. Dans la zone sub-tropicale, les autres sites privilégiés par les baleines à bosse sont Hawaï et les côtes de Baja California au Mexique.

Jusqu'à la fin des années 60, la pèche à la baleine était encore très active dans la région d'Okinawa. Après l'interdiction de la pêche à la baleine dans le Pacique nord en 1966, il a fallu attendre 1986 pour voir à nouveau les premières  baleines revenir dans les eaux des iles Kerama. Ces dernières années plus de 250 différentes baleines ont pu être identifiées dans les eaux autour de l'ile Zamami, dont la plupart reviennent chaque année.

Au cours de notre sortie en mer, nous avons pu suivre 3 ou 4 baleines différentes dont Huma, la coqueluche locale, un mâle qui a été identifié la première fois en 1990. Nous avons même pu voir de loin un saut de baleine hors de l'eau.


    départ du port de Zamami






    ce sont ces motifs de la face ventrale des nageoires de la queue qui permettent d'identifier les baleines


    vues sur les îlots déserts qui entourent l'île de Zamami

L'après-midi, je me suis rendu à pied à la plage de Furuzamami située à 25 mn à pied du village. La plage était quasi-déserte. Les Japonais trouvent l'eau beaucoup trop froide mais pour un breton comme moi, 22°C est une température estivale... Je m'y suis livré à du snorkling (découverte des fonds marins avec masque et tuba). A chaque occasion, on ne peut que s'émerveiller de l'extraordinaire diversité de la vie aquatique. Dans les eaux tropicales, la variété de poissons (par leur taille, leur forme, leurs couleurs et mais aussi leurs comportements grégaires ou solitaires) ne semble pas avoir de limite. Je ne pourrais malheureusement pas joindre de photo à cette évocation... Le lecteur devra me croire sur parole !

J'ai par contre beaucoup moins apprécié (euphémisme) la présence de plusieurs serpents de mer (les fameux "tricots rayés"). J'ai appris par la suite que, bien que très venimeux, ils ne représentent pas de véritable danger pour les nageurs de par leur naturel très craintif mais aussi à cause de la forme de leur bouche et de la taille minuscule de leur crochet à venin qui limitent la possibilité de morsures sur l'homme à des endroits très limités et peu épais du corps (peau à la jonction entre le pouce et l'index par exemple...). Les morsures sont ainsi extrêmement rares.

    arrivée sur la plage...



    le sable est composé de morceaux de corail 

    la végétation de l'ile comprend de nombreuses bambous et des fougères arborescentes

    mais aussi de graminées aux formes étonnantes 


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