samedi 12 avril 2014

11 avril (Tokyo)

J'ai prolongé ma plongée dans l'histoire de la ville en visitant le petit musée du quartier Ueno qui abrite quelques reconstitutions de maisons et commerces à différentes époques.

    boutique d'un fabricant de lanières pour les socques en bois ("geta")

    ces lanières étaient un véritable article de mode que les femmes aimaient changer et coordonner à leurs kimonos

    le traditionnel "maneki-neko" (chat porte-bonheur ou plutôt attire-client...) que l'on trouve - aujourd'hui encore - à l'entrée de la plupart des commerces et restaurants

    une autre gri-gri porte-bonheur

    reconstitution d'une ruelle avec son tout-à-l'égout

    intérieur du début des années 60

A la sortie de cet attachant petit musée, j'ai retraversé le parc d'Ueno toujours en pleine floraison.


Je me suis attardé devant le temple Kanei-ji qui fut l'objet d'âpres combats pendant la bataille d'Ueno, épisode important de la guerre Boshin en 1868 entre les troupes impériales et les troupes de samouraïs fidèles au shogunat Tokugawa en cours de marginalisation. La victoire des troupes impériales sera décisive pour la suite du conflit.


    description de la bataille autour du temple (telle qu'elle figure dans le temple aujourd'hui)

    printemps    

    automne

Je me suis ensuite rendu dans le quartier d'Asakusa, d'où l'on a une superbe vue sur la dernière "folie" de Tokyo, la tour "Skytree", achevée en 2012. S'élevant à 634 m (presque deux fois la Tour Eiffel...), c'est actuellement la deuxième plus haute structure au monde.


Le quartier d'Asakusa est très touristique. Les Japonais se rendent en masse au temple Senso-ji, le plus ancien de Tokyo.


L'accès au temple se fait à travers une porte monumentale puis le long d'une artère bordée d'échoppes vendant souvenirs (religieux ou autres) ou nourriture.


    masques japonais utilisés pendant les festivals

    vendeur des très populaires "takoyaki", boulettes de pâte fourrées au poulpe, cuites dans un moule spécial, similaire à un moule à gaufre




    dessous de l'énorme lampe en papier suspendue sous l'un des porches du temple






Je me suis ensuite rendu au théatre Kabuki-za, la "mecque" du théâtre traditionnel Kabuki à Tokyo, où j'ai réussi à acheter un billet à la dernière minute. Malgré son côté assez archaïque et son répertoire qui a peu évolué au cours des derniers siècles, le Kabuki reste très populaire au Japon, et ce, parmi toutes les classes d'âge. Une de ces caractéristiques était que tous les rôles (y compris ceux des. personnages féminins) étaient joués par des hommes maquillés. C'est encore majoritairement le cas, même si depuis peu des femmes cherchent à percer dans les rôles dont elles ont été exclues depuis une interdiction dictée par le shogunat Tokugawa en 1653. J'ai pu suivre l'intrigue gràce à un commentaire audio en anglais accessible via des écouteurs que l'on peut louer pour une somme modique.  


     l'intérieur de la salle

    affiche du spectacle que j'ai vu (une sombre histoire de vengeance entre clans adverses du temps des guerres civiles)

Comme vous n'aurez pas de photo du spectacle (photographie interdite...), je vous laisse contempler cette estampe sur une représentation de Kabuki il y a quelques années... 


Pour finir cette journée bien remplie (et ma dernière à Tokyo) je me suis rendu au célèbre carrefour de Shibuya, connu pour l'impressionnante traversée des piétons. A chaque fois que l'ensemble des feux de l'intersection passent au rouge, une marée de pietons envahissent le carrefour.  



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