Le temps pluvieux nous a incités à passer la matinée dans la
chambre d'hôtel, à lire, à écrire, à mettre à jour le blog, d'autant que nous avions oublié que le Musée national qui était à notre programme,
est, comme tous les musées en Corée, fermé le lundi !
Nous sommes sortis pour déjeuner. J'ai toujours un peu de
mal à manger un poisson complet - un des nombreux mets composant notre Silla
Ssambap (farandole de petits plats à consommer dans des feuilles de salade crue ou cuite) - avec pour seuls couverts une cuillère et deux baguettes, qui plus
est en métal !
Nous sommes allés voir dans la foulée une reconstitution filmée
en images de synthèse, bien conçue et de bonne qualité, qui donne une idée de la
vie de la cité sous l'ère de Silla.
Né de l'union de six villages, autour de Kŭmsŏng – l'actuelle Gyeongju – qui en devint la capitale, le royaume de Silla était aux mains d'une aristocratie dont la stricte hiérarchie reposait sur l'origine familiale. Etat guerrier, le Silla, avec l'aide de la Chine, conquit le Baekje en 660 et le Koguryŏ en 668, avant de bouter les Chinois hors de la péninsule en 676, donnant naissance au premier royaume unifié de Corée. Réduisant l'influence des nobles, le roi de Silla se comporta en souverain absolu, et Gyeongju, cité naturellement protégée par une double rangée de collines, devint la brillante capitale d'un Etat centralisé dont l'organisation sociale et administrative reposait sur les préceptes confucéens, à l'imitation de la Chine. A la fin du VIIIème siècle, la multiplication des révoltes seigneuriales désagrégea le royaume de Silla et si, en 936, l'unité de la Corée fut rétablie, ce fut sous l'autorité de Wang Kŏn, roi de Koryŏ – aujourd'hui Kaesŏng en Corée du Nord –, et Gyeongju ne fut plus qu'une capitale provinciale.
Une promenade au milieu de rizières nous a permis d'admirer de près "l'effet Lotus"... Pour ceux qui ne le sauraient pas, il s'agit du phénomène de superhydrophobie causé par une rugosité nanométrique... (sic). L'effet lotus confère à la surface des capacités autonettoyantes : en s'écoulant, les gouttes d'eau emportent avec elles les poussières et particules. Le phénomène de l’auto-nettoyage du lotus est connu en Asie depuis au moins 2000 ans et c'est probablement pourquoi le lotus est, entre autres, le symbole de la pureté dans la religion bouddhiste. D’autres plantes, comme les feuilles de capucine, de chou, de roseau, de taro ou de l'ancolie et certains animaux, notamment des insectes et les canards (via leurs plumes), montrent les mêmes capacités.
La pluie perdurant, nous avons fini l'après-midi au motel et
n'avons affronté de nouveau le crachin que pour aller dîner d'un udon suki
japonais, une fondue de grosses nouilles blanches à base de farine de blé, ces
fameuses nouilles qui n'en finissent pas et sont peu enclines à se laisser
capturer entre deux baguettes. Dans le bouillon cuisent divers accompagnements
ajoutés au fur et à mesure du repas, différents types de champignons (notamment
des enokitake, des curieux champignons longs et blancs), des brocolis,
des feuilles de diverses sortes de salades, de la viande de bœuf coupée en
fines lamelles. L'incontournable kimchi de chou ne manque bien sûr pas à
l'appel…






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