J'ai passé mes deux dernières journées au Japon dans la petite ville de Kamakura, à quelques dizaines de km au sud de Tokyo. Cette ville, qui a été capitale du Japon de 1192 à 1333 à un moment où Edo (la future Tokyo) n'était probablement qu'un village insignifiant, est surnommé la petite Kyoto. Ce surnom lui vient du fait que, pendant l'époque où elle a été capitale, un nombre impressionnant de temples et de sanctuaires y ont été élevés. A la fin du Shogunat de Kamakura, la ville a rapidement décliné et aurait été quasiment oubliée pendant des siècles. Mais, à compter du 19 siècle, c'est redevenu un endroit à la mode en raison de ses plages, de ses nombreux temples et jardins.
N'ayant pu trouver de logement à Kamakura même, j'ai logé dans la ville voisine de Fujisawa reliée à Kamakura par le charmant petit train d'une compagnie privée qui sillonne entre les habitations. Je plains les habitants de ces maisons dont les cloisons doivent vibrer à chaque passage du train...
Une danse commémorative y est exécutée tous les ans à l'endroit même où la maitresse du demi-frêre mais néanmoins ennemi du shogun de Kamakura, prisonnière de ce dernier, avait été forcée de danser devant la cour, mais avait fait preuve de bravoure en exprimant dans sa danse son entière fidélité à son amant.
J'ai savouré une promenade dans un jardin aux pivoines où les fleurs sont traitées avec beaucoup d'attention (parasols pour les protéger du soleil...).
La ville, qui est un lieu d'escapade très apprécié des Tokyoïtes, regorge de petites boutiques d'artisanat ou de spécialités gastronomiques.
rouleaux de papiers traditionnels
fabrication de petites bouchées au thé vert farcies à la pâte de sésame noir (très, très bon...)
Malgré l'ambiance plutôt touristique de la ville, la vie n'en continue pas moins pour ses habitants et notamment ses écoliers et lycéens dans leurs uniformes si caractéristiques.
Le deuxième jour a été consacré à la découverte de quelques uns des soixante et quelques temples bouddhistes que compte la ville. L'un d'eux est surnommé "le temple aux bambous" car il abrite une magnifique bambouseraie.
Le porche d'entrée de celui-ci abrite deux impressionnants Nios (protecteurs du temple). Le porche est couvert de marques apposées par les pélerins. Ces étiquettes qui commémorent le passage du pélerin se nomment "Senjafuda". Il s'agit d'une tradition très ancienne au Japon.






































Les pivoines sont splendides
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