Nous avons fait un aller-retour en bus pour visiter le vieux temple de Magoksa. Le trajet de 37 kilomètres au milieu de collines boisées dure environ quarante minutes. Depuis le village, un chemin bucolique, bordé de lampions de toutes les couleurs, longe un cours d'eau et conduit au site, au prix d'une marche d'une quinzaine de minutes.
Après avoir franchi, peu après le départ, une première porte joliment peinte, on atteint à l'arrivée deux nouvelles portes richement décorées. On passe alors du monde des humains à celui du bouddhisme gardé par des géants, Vajra Deva, Manjusri, Simantabhadra et un jeune garçon.
Une fois franchi le pont gardé par deux tortues de pierre, on débouche sur un vaste espace autour duquel s'ordonne le temple principal et une série de constructions basses, dont une cloche et un gong de taille imposante. Un second temple est construit en retrait, à flanc de collines. L'ensemble est un véritable joyau. Chaque poutre, chaque boiserie est finement peinte de motifs floraux, de personnages grotesques et de dragons menaçants. Il fut fondé en 640 par le moine Jajang, détruit par les Japonais en 1592 et reconstruit en 1651, à l'initiative d'un autre moine, Gaksun, "la 12ème année du règne du roi Hyojong".
cellules des moines
préparation de la célébration de l'anniversaire de Bouddha par la pose de multiples lanternes en forme de lotus
Après avoir assisté par hasard à une célébration et pris le temps d'admirer les différents chefs d'œuvre artistiques réunis en ce lieu, nous avons bénéficié de l'hospitalité du monastère qui offre un déjeuner végétarien aux pélerins. Les moines ont un réfectoire malheureusement séparé.
En ressortant, nous n'avons pas manqué de jeter
un coup d'œil sur "le temple des dix rois" représentés par des
statues très colorées, qui passent pour être les juges des péchés des hommes
après la mort, et sur l'extérieur du hall Yeongsanjeon ou Cheonbuljeon,
reconstruit en 1651, qui abrite mille Bouddhas d’argile doré.
Nous étions de retour peu avant 15 heures, au moment où les
premières gouttes de pluie se sont mises à tomber, nous donnant une bonne
excuse pour retrouver le motel et y passer le reste de l'après-midi dans
l'espoir d'une accalmie.
A la faveur d'une accalmie de la pluie, nous sommes ressortis
pour dîner. C'est toujours un grand moment d'incertitude. Les menus sont en
général en coréen et les restaurateurs bredouillent rarement anglais. Seule
nous sauve parfois une plaquette ou une affichette certes en coréen, avec une
photo des principaux plats proposés ! Nous avons finalement mangé ce soir de
nouveau un bulgogi, mais les aiguillettes de canard étaient remplacées
par des morceaux de poitrine de bœuf !
Les chaînes coréennes d'information continue sont toujours
mobilisées par la tragédie d'hier, multipliant les reportages in situ
autour de la prou qui émerge, les interviews de responsables et de rescapés, et
les films d'animation cruels pour les familles, sur le désarroi et la panique qui ont dû saisir les passagers, lorsque le bateau s'est retourné.




























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