mardi 1 avril 2014

1er avril (île d'Ishigaki)

Pour cette dernière journée à Ishigaki, j'ai décidé de me concentrer sur les quelques attractions qu'offrent la ville en elle-même.  En me promenant dans le centre ville, j'ai été intrigué par une construction ouverte sur la rue et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un lieu de repos communal, accessible à tous pour lire le journal ou une revue, faire une petite sieste ou discuter à l'abri du soleil. L'endroit est étonnamment bien aménagé, propre et accueillant.




J'ai ensuite rendu visite au petit musée local qui abrite quelques jolis objets et temoignages de la vie passée sur l'île.

J'ai ainsi appris que du temps du royaume Ryukyu, les corps étaient enterrés. Exhumés au bout de quelques années, les os étaient soigneusement nettoyés (activité confiée exclusivement aux femmes) avant d'être rassemblés dans une urne collective au coté de ceux des ancètres de la famille. Cette pratique a été abandonnée quand les autorités japonaises ont imposé la crémation.

    urnes funéraires richement décorées

    urne plus simple pour une famille de paysans

Le musée abrite aussi une intéressante petite collection de témoignages visuels du temps du royaume Ryukyu. Ces dessins étaient réalisés par des dessinateurs officiels, "fonctionnaires" dont le rôle exclusif (un peu à l'instar des photographes de presse d'aujourd'hui) était de rendre compte de l'actualité locale et d'envoyer ces comptes rendus imagés aux autorités centrales du Royaume. 




Je me suis ensuite rendu sur le site du temple Tourinji construit en 1614. Il ne reste pas grand chose du temple d'origine si ce n'est ces deux Nio. Ces sculptures qui marquent l'entrée de nombreux temples bouddhistes représentent les gardiens du temple sous la forme de personnages agressifs et effrayants, celui de gauche à la bouche fermée, celui de droite à la bouche ouverte (comme dans le cas des Shisas, figurine de chiens-lions protecteurs omniprésents à l'entrée ou sur le toit des maisons à Okinawa).  Les Nios d'Ishigaki sont les seuls à avoir survécu aux destructions de la seconde guerre mondiale à Okinawa.

    Comme souvent, les statues des deux Nios sont à l'abri derrière une grille en bois

    la statue de gauche représente la force intérieure et contenue

    celle de droite, la force extravertie

    La svastika, un des plus vieux symboles de l'humanité, très présent dans le boudhisme (de même que dans les religions jaïne et hindoue)



J'ai ensuite pris le temps de m'attarder dans une structure apparemment présente dans chaque ville à Okinawa : le marché des petits producteurs. Il s'agit d'un structure coopérative où les petits producteurs locaux peuvent exposer leurs produits (légumes ou produits transformés) sans avoir à s'occuper personnellement de la vente. Comme dans un supermarché, les achats sont réglés à une caisse commune.  


J'en ai profité pour photographier quelques produits "phares" dans la cuisine d'Okinawa.

    Goya, concombre - très - amer (j'avoue que j'ai un peu de mal...)

    Umi budu, une algue surprenante, surnommée le caviar vert

    Enoki, un champignon tout en longueur, surtout utilisé dans les soupes, les fondues...

Comme il était presque 16h, je me suis offert un tahiyaki (litéralement "dorade frite"), gauffre chaude à la purée d'haricots rouges sucrés


Dynamisé par cet apport glucidique, je suis parti à la découverte des grottes d'Ishigaki qui abritent de spéctaculaires stalactites sur un parcours souterrain de plus d'un kilomètre.



A la sortie de la grotte, une serre à papillons m'a permis d'admirer les splendides "Grand Planeur" (idea leuconoe), papillons d'une envergure d'environ 10 cm, ainsi que leurs suprenantes chrysalides jaune or !

 


J'ai fini ma journée par l'ascension du mont Banna (230 m). La route est bordée de splendides fougères arborescentes et offre de magnifiques points de vue sur la baie d'Ishigaki.




Pour dîner, j'ai craqué pour un shabu-shabu, sorte de fondue (plat très populaire au Japon), où l'on fait cuire soi même ses ingrédients (fines lamelles de viande, légumes, tofu, pâtes...) dans un bouillon aromatisé, avant de les tremper dans deux sauces traditionnelles, l'une au sésame et l'autre à base de vinaigre et d'un agrume local (yuzu ou autre). Délicieux...


1 commentaire:

  1. Manger un tahi haki en forme de poisson un 1er avril, bravo Olivier ! ;-)

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