mercredi 9 avril 2014

7 et 8 avril (Tokyo)

Après la journée du 6 passée dans les transports (bateau, bus, avions et métros), me voici arrivé à Tokyo. Quels changements ! Il y a d'abord la différence de température. Ici, c'est tout juste le printemps et il a fallu ranger le bermuda et ressortir des vêtements chauds. Et puis après les îles, c'est vraiment un autre monde. Tokyo, c'est la ville en superlatif. Tout y est un peu excessif. Ainsi toutes les surfaces sont bonnes pour la publicité, souvent dans des couleurs criardes.



Le très dense réseau de transport en commun fait de profondes saignées dans le tissu urbain. 



La carte ci-dessous reflête la complexité de ce réseau de transport (trains et métros) que se partagent plusieurs compagnies publiques et privées. 


Heureusement, la signalétique est très bien faite et compense largement la complexité du réseau. Elle va même jusqu'à informer les passagers sur la position relative, dans les prochaines stations du parcours, des différents escalators et ascenceurs par rapport aux voitures qui composent les trains. 


Ces informations sont par ailleurs confirmées à bord du train sur un écran à l'approche de chaque station.


Je suis arrivé à Tokyo alors que la floraison des cerisiers bat son plein. Cet évènement est très important pour les Japonais qui se déplacent en masse pour admirer les arbres en fleurs dans les parcs de la ville. Cette activité qui porte même un nom "hanami" (action d'aller admirer les cerisiers en fleurs...). La tradition veut même qu'on s'installe pour piqueniquer sous les cerisiers. Ds bentos (sortes de paniers repas) spécial "hanami" sont même en vente un peu partout.





Fait unique cette année (où l'empereur fête ses 80 ans), les jardins qui entourent le palais impérial ont été exceptionnellement ouverts au public (sur un tronçon assez limité toutefois) pendant quelques jours. Je me suis joint à la foule immense qui s'est pressée chaque jour.  L'organisation et le service d'ordre (plusieurs milliers de policiers pour canaliser cette marée humaine) était aussi impressionnant qu'efficace. 



    L'entrée dans l'enceinte du palais impérial

    Un bref aperçu sur le Palais impérial

    Voilà à quoi ressemblait la promenade dans les jardins... Et cela à marche forcée...

Un autre secteur de l'enceinte du palais royal - librement accessible - permet de voir le peu qu'il reste du chateau initial (chateau construit par le shogun après sa décision de transférer le siege du pouvoir politique de Kyoto à Tokyo au début du 17ème siècle). Ce secteur, véritable enclave dans la ville aujourd'hui bordée d'immeubles de bureaux, est restée depuis lors, et malgré les vicissitudes de l'histoire, le centre symbolique du pouvoir au Japon. 

    


Le deuxième temps fort de ces deux journées a été la visite du Musée national situé dans le parc d'Ueno. Il rassemble une immense collection d'art asiatique et notamment japonais. Seul un nombre limité d'oeuvres sont exposées par roulement. Si l'art bouddhique et celui de la période Edo m'étaient déjà connus, j'ai été supris par l'originalité des pièces datant de périodes antérieures.    

    pièce en argile datant de la période "Jomon" (entre -1000 et -500) 

    statue en terracota retrouvée dans une tombe de la période "Kofun" (6ème siècle)  

    statue bouddhique de la période "Nara" (8ème siècle)


    Portrait de Minamoto Yaritomo, 1er shogun de la période Kamakura (12ème siècle). Il établit la suprématie de la caste guerrière des samouraïs et jette ainsi les bases du système féodal japonais qui perdurera jusqu'à 1868.  
 




Le musée possède de nombreux trésors de l'art graphique japonais, avec notamment les peintures à l'encre, productions emblématiques du bouddhisme zen. 



De magnifiques exemples de peintures sur panneaux coulissants ou sur paravent sont exposés. 

    le dieu du vent...

    ... est toujours accompagné par son alter égo, celui du tonnerre




De nombreuses scènes sont peintes de telles manière qu'elles apparaissent comme vues à travers des nuages dorés.




Une part importante est consacrée à l'ukiyo-e (ce que nous appelons communément "estampes japonaises") forme d'expression qui a connu un essor formidable pendant la période Edo. Les pièces exposées en cette période d'hamani montre que cette tradition a une longue histoire... 


    le piquenique était déjà de rigueur...

    cela ressemble beaucoup à mon expérience dans les jardins du Palais impérial...


Le musée possède un joli jardin qui possède bien entendu de magnifiques cerisiers en fleurs...




Mais après la nourriture de l'âme, il faut aussi penser au corps. Je l'ai réconforté avec une excellente soupe d'udon (grosses pâtes de blé) aux légumes, accompagnée de beignets de poisson et de seiche.


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