mardi 1 avril 2014

31 mars (île d'Ishigaki)

J'ai poursuivi l'exploration de l'île grace au scooter qui me fournit une autonomie appréciable alors que les transports en commun sont sporadiques. 

    transformation de la canne à sucre

Un secteur protégé et aménagé de la forêt sub-tropicale permet d'accéder à ce qui, autrement, parait totalement impénétrable.

    système racinaire du palmier "Satakentia", espèce endémique et protégée de l'île Ishigaki et de sa voisine Iriomote

    le figuier tropical peut atteindre 20 à 30m de hauteur grâce à ses impressionnantes "racines contreforts", typiques des forêts tropicales




    ses figues, qui poussent directement sur le tronc, font le régal des chauves-souris locales. 
















Les rivères sur l'île s'achèvent toutes en mangroves sous l'effet des marées. 



Ces mangroves témoignent d'une vie foisonnante (oiseaux, crabes, petits poissons dotés de nageoires leur permettant de se déplacer hors de l'eau...). 

    crabe "violoniste" à la pince démesurée si caractéristique

Dans un endroit improbable (surplombant la mer), j'ai été séduit par cette maison très contemporaine, d'autant plus surprenante que la qualité architecturale de l'habitat dans le Japon contemporain est des plus médiocres. Elle est la propiété d'un jeune couple mixte (japonaise et occidental) vivant à Tokyo.
 




    il semble que je sois arrivé un peu tôt pour les ananas...


Pour conclure avec ma traditionnelle rubrique gastronomique, photo de ma collation de ce midi, un "taco rice", plat désormais parmi les plus courants à Okinawa, résultat (parmi d'autres) de la forte influence exercée par les Américains pendant la période où ils ont géré directement ce territoire (de 1945 à 1972). Une autre marque qu'ils auront laissée est le "spam" viande de porc en boite dont les Okinawais raffolent et qu'ils ajoutent à beaucoup de leurs plats. 

    une couche de riz, puis de viande hachée cuisinée dans une sauce piquante, de la salade, des tomates et un peu de fromage. Pas mauvais mais pas très japonais...

A ce sujet, j'en profite pour évoquer le désormais célèbre "régime Okinawa". Il semble que ce régime reflète l'alimentation qui prévalait à Okinawa quand les îles étaient encore très isolées (jusqu'aux années 50 / 60...). Depuis, l'alimentation s'est beaucoup modifiée, et probablement dans une plus grande mesure que dans le reste du Japon (toujours l'impact de la présence américaine). La consommation de viande y est maintenant très importante. Il n'est donc pas certain que les îles conservent longtemps les records de longévité dont ils se targuent actuellement et qui concernent ceux qui ont vécu l'essentiel de leur vie vant les années 60.

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